2 octobre 2022

XLVIIe Rencontre des Historiens du Limousin

 

La séance est ouverte à 9 h 30 et les participants sont accueillis par Michel Sarter, directeur des Archives, qui exprime son souhait de faire vivre le bâtiment le plus possible et rejoint RH .

Le Président Pierre Vallin se félicite du retour dans ces locaux familiers des Archives départementales de la Haute-Vienne et en remercie le directeur, ainsi que le Président du Conseil départemental.

La séance est ouvert à 9 heures.

Personnes excusées et ayant donné pouvoir : J.-M. Allard, P. Marouseau, S. Frioux, E. Sparhubert, J. Boutier, J.-L. Lemaître, N. Lemaître, M. Larigauderie, A. Larigauderie, J.-C. Parot (présent l’après-midi), S. Lafaye, C. Rémy, P. Bouchaud, P. d’Hollander, C. Penot, A. Mangaud.

 

Rapport moral : adopté à l’unanimité

Encore une année un peu particulière souligne le président … Mais l’accueil par Compreignac des deux dernières éditions a sensibilisé la commune à son passé et une démarche mémorielle est en cours pour évoquer le sacrifice des maquisards qui ont perdu la vie dans le drame de Palutras, et notamment la mémoire de G. Joachim, juif allemand fusillé mais oublié.

Deux conférences « gesticulées » de Gérard Noiriel sur « la rhétorique de la haine » sont tenues à l’espace Simone Veil, avec deux « acteurs » qui parodiaient les personnages historiques autour de Drumont. Les invitants étaient les membres d’un collectif dont faisait partie RHL, une des rares associations à caractère historique. Le débat sur la première a porté notamment sur l’engagement de l’historien et s’adressait à un public d’étudiants, accompagnés de leurs professeurs. La deuxième s’adressait au grand public, mais n’a pas donné lieu à des vrais débats.

Le Groupe sur la famille animé par Robert Chanaud s’est remis au travail. Celui sur l’Occupation en Limousin peine à mobiliser un nombre suffisant d’intéressés.

Le site internet de RHL est un peu en stand-by, il faudra le relancer !

 

Rapport financier : adopté à l’unanimité

Etabli par E. Proust, il est en équilibre (18.602,67).

Saison excédentaire (900,84 euros de recettes contre 402,74 de dépenses) en raison de notre faible activité et de la prise en charge à plusieurs de l’intervention de Gérard Noiriel.

Les frais bancaires sont élevés. Le Crédit agricole n’en prélève pas pour les associations et subventionne même les projets. A voir ?

Il y avait 44 adhérents à jour de cotisation en 2021 , il y en a 62 cette année.

Le prix Lemovice s’est arrêté depuis quelques années en raison du retrait de la région qui partageait le financement du prix avec RHL. A noter qu’il n’a jamais vraiment permis une progression des adhésions !

Notons aussi que la somme, significative, figurant sur le livret A permettra juste de publier un livre !

 

Hommage aux disparus de RHL

P. Vallin rend hommage à Simone Pouret, institutrice à Compreignac, qui après sa maîtrise d’histoire obtenue à l’âge de 65 ans, a poursuivi ses recherches sur les familles nobles et la seigneurie de cette commune. Ayant fait l’objet d’un don à la commune, ses recherches non publiées à ce jour mériteraient de rejoindre les ADHV.

 

Accueil de nouveaux adhérents

-          Michel Sarter

-          Céline Coussy

Leur candidature est validée à l’unanimité.

 

Renouvellement des instances

Pierre Vallin ne sollicite pas le renouvellement de son mandat pour de sérieuses raisons de santé ; il fait part de son émotion et de sa gratitude envers les membres du bureau et du CA pour leur amitié. Il remercie les adhérents de leur confiance et pense que l’association sera en de bonnes mains !

Ayant reçu une candidature et au nom du CA, il propose le nom de Catherine Faure qu’il n’est pas besoin de présenter !

-          Pour la présidence, Catherine Faure est élue à l’unanimité.

-          Conseil d’administration : les sortants ont souhaité poursuivre leur action, à l’exception de Jacqueline Boin et Pauline Bouchaud. Bernard Bernaben et Michel Sarter les remplacent.

-          Le nouveau conseil est composé de : Jean-Marie Allard, Bernard Bernaben, Robert Chanaud, Pierre Chartagnat, Dominique Danthieux, Luc Ferran (vice-président), Nicolas Lestieux, Hélène Layotte (secrétaire), Evelyne Proust (trésorière), Michel Sarter et Pierre Vallin.

 

 

Vie de l’association

 

a)      Publications collectives

-          Les dépouillements des listes nominatives de recensement de la population dans une vingtaine de communes sont terminés. La grosse difficulté est leur conservation assez inégale entre les trois départements du Limousin. Le plan de la synthèse ayant été établi, la rédaction va pouvoir commencer.

-          Le groupe sur l’Occupation en Limousin est au point mort.

-          Le thème de la prochaine Biennale d’histoire locale de Jean Boutier va nous être communiqué bientôt

-          D. Danthieux propose un travail trans-périodes en direction du grand public. Il s’agit d’aborder les lieux, les noms, les personnages et les choses du Limousin dans des notices de trois pages maximum et avec une iconographie.

Le livre serait édité par les Ardents éditeurs après une sélection opérée par Philippe Grandcoing, Catherine Faure et lui-même. Il accepte de prendre en charge la rédaction d’un questionnaire qui sera adressé aux adhérents afin qu’ils puissent proposer deux ou trois thèmes qu’ils aimeraient voir abordés.

 

b)      Publications individuelles

-          Claude Andrault-Schmitt, Stéphane Lafaye, Jean-Loup Lemaître, L’abbaye de Solignac : VIIe-XVIIIe siècle : mémoires plurielles d’une très ancienne fondation, Limoges : Pulim, 2022

-          Claude Andrault-Schmitt, « La matérialisation de la subordination et de la stricte clôture à Coyroux d’Aubazine, XIIe ou XIIIe siècle ? », Le monachisme féminin dans l’Europe médiévale au Moyen Age, Dossier coordonné par Florian Gallon, Yoann Mattalia et Isabelle Réal, Annales du Midi, t. 133, 2021.

-          Jean-Loup Lemaître, Nécrologe sur Les Allois, in Recueil des Historiens de France à paraître

-          Martine Tandeau de Marsac, François Landiers, Ce que maître verrier veut dire : Francis Chigot : 1878-1960, Ed. Mon Limousin, 2022.

-          Promenade des noms de lieux dans Saint-Léonard [de Noblat] in Bulletin Connaissance et Sauvegarde du Vieux Saint Léonard, 2020, N°77, spécial 40e anniversaire

-          Philippe Grandcoing et Vincent Brousse, L’affaire Barataud : une enquête dans le Limoges des années 1920, La Geste, 2022.

-          Christian Penot, La Meute, Histoire de la Gestapo à Limoges, La Geste, 2022

-          Jean-Claude Parot, La Porcherie, de la Préhistoire à nos jours, SOTIPLAN, ISBN : 979 10 699 8287

 

c)       Annonce de colloque : Colloque sur la porcelaine : 13-14 octobre 2022 : Oh !, mon Limoges : 1771-1914, au Musée Adrien Dubouché.

Dominique Danthieux qui y interviendra en fait une rapide présentation.

d)      Conférence sur Jourdain de Laron : évêque de Limoges (1023-1051), samedi 5 novembre 2022, salle des fêtes de Saint-Léonard de Noblat, 15h-17h.

 

e)       Conférenciers à faire venir

Philippe Grandcoing suggère Emmanuel Furex, normalien originaire de Limoges. Dix-neuvièmiste, il travaille notamment sur les représentations des hommes politiques.

 

 

Communications sur des travaux réalisés

-          Philippe Grandcoing : L’affaire Barataud : une enquête dans le Limoges des années 1920

Alors que Charles Barataud passe aux aveux pour le meurtre du chauffeur de taxi Faure, il se rétracte mais reste coupable du meurtre de son amant, Penet, qu’il dit avoir aidé à se suicider. Barataud rate son propre suicide et se tait lors du procès « pour l’honneur d’une femme mariée » qui aurait pu lui servir d’alibi. Bénéficiant d’une erreur de procédure, il n’est pas condamné à mort mais à la perpétuité, donc envoyé au bagne. Libéré après 1945, il meurt dans la plus grande misère en 1961. Son procès hyper médiatisé est l’objet d’affrontements politiques, dans la rue comme à la barre et à la Chambre des Députés, sa figure étant, pour certains, associée à celle du vice lié à son mode de vie.

 

-          Martine Tandeau de Marsac :  Ce que maître verrier veut dire : Francis Chigot : 1878-1960

Fils d’un peintre décorateur, Francis Chigot fonde son atelier en 1907 après avoir été un brillant élève de l’Ecole nationale des Arts décoratifs de Limoges. Restaurateur de vitraux, il n’a de cesse de développer son entreprise en véritable chef d’entreprise qu’il est. A Limoges, c’est avant tout auprès des particuliers qu’il trouve une clientèle, puis il se développe dans toute la France. La région parisienne lui reste cependant presque totalement fermée. Lorsqu’il meurt en 1960, l’Amérique allait enfin l’accueillir. Il a restauré 18 cathédrales et des dizaines d’églises. IL a toujours suivi la modernité conjointement à la tradition voulue par ses commanditaires. Il a collaboré avec de nombreux cartonniers, notamment Pierre Parot.

 

 

La Rencontre s’achève à 17 h 30.